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06/02/2007
Dès l’arrivée à l’aéroport, on est déjà dans un autre monde ... La chaleur ; les contrôles à l’ entrée avec des fonctionnaires qui semblent d’un autre temps ; les odeurs d’encens ; un ventilateur grinçant et usé ; les saris chatoyants des employées…
On est très loin des aéroports aseptisés à l’européenne. Puis ce sont les premières files d’attente, des dizaines d’indiens biens habillés et sagement assis à la sortie de l’aéroport : le temps n’est plus le même ici. Le passage aux toilettes : aucun papier hygiénique, juste un seau et une écuelle d’eau qui nous laissent comme des empotés !
Notre taxi nous attend pour nous conduire de Chennai (Madras) à Pondichery : il est environ deux heures du matin, et nous allons faire les 160 km de cette route qui semble toujours en travaux, au milieu de la pollution et des bruits de klaxon permanents, cela fait partie de la conduite a l’indienne ... Le long de la route, de petits commerces et échoppes sont encore ouverts et réchauffent les chauffeurs nocturnes de thés et de cafés.
Des vaches attendent sur le bord, sereines ... Nous doublons de nombreux camions peints de motifs floraux . L’air de la route rentre par la vitre ouverte : il nous irrite le nez et la gorge, il est chargé d’odeurs brûlées, le plastique se consume également. Nous découvrirons plus tard que les indiens jettent tout par terre ; des femmes courbées, armées de balayettes faites de pailles de riz, ramassent les détritus qui sont ensuite calcinés.
A certains endroits la route a perdu son bitume ou n’en n’a jamais eu. Le chauffeur ne ralentit pas pour autant son allure. En Inde on roule vite, les notions de priorités se jouent a coups de klaxon !
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