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La pension où nous nous installons est située dans le quartier d’Oupalam, tout près de l’association d Aide au volontariat, quartier défavorisé de Pondichéry.
C’est devant une belle maison tamoule que nous arrivons vers 4h du matin. Un jeune adolescent nous ouvre, tiré de son sommeil. Nous apprendrons plus tard que l éducation de cet adolescent, ainsi que celle de deux autres enfants, est prise en charge par le propriétaire de la guesthouse, Pichaya Manet : artiste au grand coeur, dont la maison, nous le verrons plus tard, est toujours ouverte, accueillante et disponible.
A l 'entrée, une large planche suspendue en l air par quatre chaînes, sur laquelle est posée un fin coussin, se balance. Elle invite a la détente ... (ma phrase aussi d ailleurs ...)
La guesthouse s’ouvre sur une salle commune : les portes des différentes pièces peintes en vert vieilli ressemblent a des portes de coffrets à bijoux, toutes retenues par des cadenas. La maison est décorée de peintures, de portraits d indiens exécutés directement sur les murs blanchis à la chaux, sur les tissus des rideaux, sur les paravents. Les larges pales du ventilateur, qui tournent au dessus de notre lit, brassent l air délicieusement et ôtent toutes nos récentes émotions. La nuit sera courte ... Dès 7 heures du matin, la route déroulera des bruits de klaxon en tous genres, de voitures et de rickshaws (petit triporteur motorise) ; les corneilles et les chiens, chasseurs de détritus, ne sont pas en reste non plus ... |