3 mois en Inde du Sud (fév/avril 07)
"S'il est un héritage dont l'Inde peut faire profiter le monde, c'est cet évangile de clémence et de confiance qui est l'un des plus beaux fleurons de notre pays" (GANDHI, La voie de la non-violence)


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AUROVILLE (26 fev / 5 mars), OU LE REVE DE LA CITE UNIVERSELLE...

    En août 1954, la 'Mère', une française reconnue par Sri Aurobindo (révolutionnaire et philosophe indien) comme son héritière spirituelle, écrit :


    " Il devrait y avoir quelque part sur terre un lieu dont aucune nation n'aurait le droit de dire 'il est à moi', ou tout homme de bonne volonté ayant une aspiration sincère pourrait vivre librement comme un citoyen du monde ; un lieu de paix, de concorde, d'harmonie .../... Dans ce lieu les titres et les situations seraient remplacés par des occasions de servir et d'organiser ... La beauté sous toutes ses formes artistiques (peinture, sculpture, musique, littérature) serait accessible à tous également ... Dans ce lieu idéal, l'argent ne serait plus le souverain seigneur ; la valeur individuelle aurait une importance très supérieure à celle des richesses matérielles et de la position sociale. Le travail n'y serait pas le moyen de gagner sa vie, mais le moyen de s'exprimer et de développer ses capacités et ses possibilités, tout en rendant service à l'ensemble du groupe qui, de son côté, pourvoirait aux besoins de l'existence de chacun ..."

 

    Le 28 février 1968, 5000 personnes environ se réunissent près du Centre de la future ville, pour la cérémonie d'inauguration. Les représentants de 124 nations et de tous les états indiens déposent dans une urne en forme de lotus, une poignée de terre de leur pays.

Auroville est crée, une ville universelle en devenir, reconnue aujourd'hui comme l'unique expérience en cours visant à l'unité humaine et à la transformation de la conscience.


    La charte d'Auroville précise qu' "Auroville n'appartient à personne en particulier, mais à l'humanité dans son ensemble, ... et qu'elle sera le lieu de recherches matérielles et spirituelles pour donner un corps vivant à une unité humaine concrète."

 

    Nous avons voulu tenter l'expérience et voir de l'intérieur ce que sont devenus ces principes auxquels on ne peut qu'adhérer ... Nous nous sommes installés pendant une semaine à Sharnga Guesthouse, vaste ensemble de chambres d'hôtes, crée par un français arrivé à Auroville en 1969 ; il est venu ici car il se disait dégoûté du monde occidental. Auroville se structure autour de plusieurs communautés, leurs noms : Certitude, Progrès, Existence, Sincérité, Fraternité, Bonheur, .. autant de références à la philosophie de Sri Aurobindo et de la Mère. Difficile de se faire une idée sur la façon de vivre au sein de la communauté et sur l'économie d'Auroville, si ce n'est qu'on est bien sûr frappés en discutant d'apprendre que :

   - chaque habitant doit contribuer au fonctionnement d'Auroville, soit par son travail, soit financièrement,

   - de nombreux services sont gratuits (éducation, culture, soins, ...), l'enseignement artistique y est promu, ainsi que les énergies renouvelables par exemple, dans le cadre d'un principe de respect de l'environnement ... 4 langues sont enseignées dans les écoles : anglais, français, tamoul et sanskrit ;

   - il n'y a pas de propriété individuelle : si 'on construit une maison ou une usine .., il est la propriété d'Auroville,

   - les principales conditions pour être Aurovillien sont les suivantes : travailler sur la découverte de son être intérieur, au delà des apparences morales, sociales, .. et perdre le sens de l'ego et de la possession personnelle ;

   - il n'y a pas de salaire , les Aurovilliens perçoivent une petite allocation pour couvrir leurs besoins de base ; pas de retraite non plus, tous les résidents étant pris en charge par la communauté ; le travail est au service du groupe et permet de développer sa personnalité.

   - il n'y a pas d'évaluation à l'école : l'école est là pour développer les compétences de chaque enfant et vise à son plein épanouissement. L'enfant à 12 ans peut choisir de suivre plus de cours dans la matière qu'il aime.


    Ce qui est sur, c'est que les Aurovilliens que nous avons rencontrés semblent très cultivés, très curieux sur le plan intellectuel et artistique, en recherche de bien être spirituel et corporel (écologie, culture bio, soins homéopathiques, allopathiques, naturopathiques, massages ayurvediques, yoga, tai chi, ...)

 

Notre semaine a Auroville :

Aujourd'hui 3 mars, pleine lune, c'est la fête de Masi Magam, le jour où les indiens de Pondichery et des alentours sortent leur dieux pour les baigner à l'aube dans la mer. Shanti, l'indienne qui vit dans la guesthouse ou nous logeons, a baigné la veille le Ganesh qui trône au milieu de l'herbe, devant l'indifférence des non initiés, l'a parfumé de jasmin et l'a habillé d'un espèce de torchon ...

 

    Auroville aurait pu être ailleurs, dans un autre pays, c'est une ville qui n'a rien d'indien, à part le fait de bénéficier d'une main d'oeuvre indienne peu chère qui aide a entretenir un cadre magnifique à la végétation luxuriante. Auroville n'a pas goudronné ses routes : elles sont toutes en terre rouge, traversent des forets peuplées de multiples variétés d'oiseaux, et par endroits croulant sous des massifs immenses de bougainvilliers. L'air est délicieusement parfumé. Aucune voiture ou presque ..


    A table, les conversations tournent autour de l'éducation, des soins naturels et de la méditation. Pas de personnes allumées ou illuminées comme certains aiment le dire ou le croire ... juste des personnes de tout age, de toutes nationalités, curieuses intellectuellement, en recherche permanente. Ici pas de débordement, ce ne sont pas le genre de soirées a boire, a hurler et a finir au dessus de la cuvette ... Les premiers soirs le joyeux désordre de Pichaya et ses accès de douce colère nous manquaient. Et puis des rencontres avec des Aurovilliens, des pionniers (Bernard, entrepreneur, brillant et détaché de toute reconnaissance sociale), des nouveaux arrivants (Julie) rendent Auroville plus concrète. Auroville est un endroit protègé qui stimule la recherche personnelle... et même s'il me laisse des zones d'ombre, c'est le meilleur endroit que je connais aussi respectueux de l'enfant, de son éducation et de l'environnement.


    Le Matrimandir (temple de la méditation conçu selon la vision de la Mère), énorme cerise dorée au milieu de la verdure, est une infime représentation de la vie ici, quoiqu'en pensent ceux qui ridiculisent l'expérience aurovilienne. Tout n'y est sûrement pas parfait mais de belles idées ont abouti, d'autres sont en cours de réalisation .. Les témoignages des tout premiers aurovilliens arrivés ici en 1968 ont quelque chose d'émouvant et d'inaccessible, il se dégage un sentiment de liberté absolue entremêlé à une mélancolie qui nous laisse rêveurs.


Le rêve se poursuit, on a tous un endroit comme Auroville dans nos têtes ...

 

Si vous voulez en savoir plus, n'hésitez pas a aller sur le site internet d'Auroville :

www.auroville.org





Publié à 03:19 le 3/03/2007 dans B PONDICHERY
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L' ASHRAM de SRI AUROBINDO

    A côté des représentations de Ganesh et des autres divinités, on trouve aussi dans toute la ville de Pondichery des photos de Sri Aurobindo et de 'La Mère', couple mythique, les Bonnie and Clyde version indienne ...


    Sri Aurobindo (1872-1950) est un philosophe et révolutionnaire indien, connu en Inde pour avoir combattu la colonisation anglaise. Retiré de la politique, il crée son ashram (organisation spirituelle ayant pour but le travail sur soi et la méditation) en 1926 à Pondichery et y développe une nouvelle technique de yoga. " La Mère" une française qui le rejoint en 1920, est sa plus fidèle disciple et continuera son oeuvre ; l'apothéose en sera la création d'Auroville, "une cite universelle ou hommes et femmes de tous les pays doivent pouvoir vivre en paix et en harmonie progressive au delà de toute croyance, pensée politique et nationalité" (voir plus loin l'article sur Auroville).


    Le jour où nous décidons de visiter l'ashram est tombé, sans que nous le sachions, sur le jour de l'anniversaire de la Mère ... Une file d'indiens de plusieurs dizaines de mètres, les femmes habillées de leurs plus beaux saris, attendent à la porte de l'ashram. Ce n'est même pas la peine d'espérer y rentrer aujourd'hui ...


    Un peu plus loin, dans un autre bâtiment appartenant à l'ashram, reconnaissable à sa façade grise, une expo photo est ouverte et n'a pas le même succès. On y rentre, on se déchausse et on ne parle plus ... Chacun de nos gestes est observé par des fidèles habillés en blanc, chargés de faire respecter le silence et l'ordre du lieu. A notre stupéfaction, l'expo est une succession de photos de la tombe de Sri Aurobindo vue sous plusieurs angles et habillée de fleurs composant savamment plusieurs mandalas ! Des textes expliquent que le corps mort de Sri Aurobindo dégageait des odeurs de rose ... Des fidèles se recueillent devant une photo, ou sur un banc, portés par le silence, la clarté et l'histoire des lieux. Le spectacle est à la fois risible et émouvant ... Nous sortons de là un peu sonnés, et en sillonnant le quartier on se rendra vite compte de tout ce que l'ashram possède comme biens immobiliers. L'ashram est devenu une organisation financière importante qui fit grincer les dents de quelques propriétaires de Pondichery .. Toutes ces femmes indiennes silencieuses, baisant les fleurs de la tombe de la Mère, tournant autour d'elle, totalement aspirées, encadrées par des espèces de fantômes blancs, nous ont laissé au final un sentiment assez pathétique ... 





Publié à 03:11 le 3/03/2007 dans B PONDICHERY
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CONCERT BENGALI ET AMBIANCE BOBO ...

   

    Nous sommes alles a un concert de musique spirituelle bengali, avec comme ciel des tissus indiens tendus et au sol des matelas et des coussins multicolores .. Ce n'est pas de la musique violente, la première fois que l'on assiste allongé à tout un concert.


    Si les indiens sont nonchalants, les bengalis ont un niveau supérieur de 'paisibilité' ; Pichaya nous dit que lorsqu'un bengali est bloqué sur la route par une vache, il lui dit : ' vas t-en, lève toi sinon je te jette des fleurs !'. Avant que la musique ne commence et que l'on sombre dans le coma, on nous distille un peu de spiritualité : pour percevoir l'énergie de l'endroit , déplacez vous dans différents lieux du concert et vous aurez la conscience que 'tout est un ...' Bon ... on se déplace et on voit beaucoup d'occidentaux en quête d'une spiritualité accessible sans effort, se donnant des airs d'êtres habités, terriblement détachés du monde.  La suite ne sera pas aussi spirituelle : un buffet payant, installé en plein air sous des arbres illuminés, les tirera de leur 'zen attitude' vers des besoins bassement matériels.


    Elango, notre ami indien qui nous accompagne, regarde ces blancs prendre des attitudes étudiées et faussement dégagées. Il se demande comment ils peuvent aimer cette musique molle. Lui, il est venu pour Susheela Raman, qui fera une apparition explosive de dix minutes ... Pauvre Elango, dix minutes de bonheur a bobo's land ; Woodstock vu par les bobos, c'est l'arnaque !



Publié à 01:15 le 26/02/2007 dans B PONDICHERY
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ENTRE PUDEUR ET PROMISCUITE ...

  • Nous traînons nos pieds dans le quartier pauvre situé derrière le batîment du volontariat. Chaque maison, aussi pauvre soit elle, a son kolam dessiné à l'entrée en signe de bienvenue, peut etre a t-il aussi un role spirituel. Chaque matin, les femmes, obeissant à un ancien rituel, tracent sur la rue, a l'entrée de leur maison, en blanc, une figure a structure symétrique, comparable à un mandala. Elles changent tous les jours de modèle, la rue est réinventée sans cesse grace a l'imagination des femmes. La tradition voulait que les femmes apprennent l'art du calcul a leurs enfants a l'aide du tracé de ces figures. Les jours de fête, de gigantesques kolams sont tracés avec des couleurs magnifiques.

  • Nous remontons les rues du quartier français endormi, les jardins prives débordent de bougainvilliers, de cocotiers et de frangipaniers. Le temple de Ganesh n'est pas loin d'un parc dans lequel bon nombre d'indiens aiment faire la sieste, des écoles s'y déplacent également pour l'après midi : des jeunes filles habillées de l'uniforme scolaire et coiffées toutes de la même façon (deux tresses relevées maintenues par des rubans bleus ou blancs) en profitent pour manger des sucreries. De bons copains se tiennent par la main, ou l'un passe son bras sur les épaules de l'autre. Ce parc pourrait être un petit éden, l'endroit idéal pour des rendez vous amoureux. Nous ne verrons aucun couple se donner la main ou avoir l'un pour l'autre un geste tendre et discret. La femme indienne, élégante dans son sari, est entourée par quelque 5 mètres de tissu qui dissimulent judicieusement ses formes. Seul un bout de ventre et de dos se laissent regarder. Une femme portée par son mari sur une moto s'assoit en amazone. sur la plage, elle reste habillée ou rentre dans l'eau avec son sari. Une femme non mariée n'a pas le droit de s'asseoir a cote d'un homme. La liste des habitudes prudes doit être encore longue. Rien a voir avec les fresques des temples dans lesquelles danseuses et divinités exhibent des seins énormes.

  • Le hasard a voulu que nous tombions sur une manifestation. La police était la a encadrer, munis de matraques en bambou et coiffées du képi, un des derniers signes de la présence française a Pondichery. Les manifestants hommes, debout, scandent leurs revendications en tamoul alors que leurs femmes sont assises, indolentes, sur le trottoir et composent le long de la chaussee une guirlande de saris. Les femmes ne s'expriment pas, elles attendent leurs maris. Un peu plus loin, d'autres femmes sont assises, certaines avec leurs enfants dans les bras, une tristesse enveloppe les visages de ces familles qui attendent que l'hôpital municipal ouvre. En face, des hommes boivent du thé masala vendu dans la rue, un autre crache par terre (très courant en Inde).

 

    Après minuit, les rues sont méconnaissables, elles paraissent plus larges ; avalent les passants, les vendeurs, et tous les deux roues gares. Des femmes, courbées, balayent ; certaines, un foulard sur le nez, brûlent des déchets. Les chiens se disputent les détritus ; on les entend se battre toute la nuit. Détritus et plastiques sont intimement mélés, il n'est pas rare que chiens, vaches et chèvres meurent d'en avoir trop ingères. Des familles pauvres dorment sur des bâches, par terre, au bord de la route. Nous dépassons ces formes de vie, endormies ; un peu plus loin, un homme au bord du canal fait ses besoins a la vue de tous. La promiscuité de cette vie collective, seule issue de survie en Inde, rend certaines choses, qui seraient choquantes en France, naturelles ici



Publié à 10:17 le 21/02/2007 dans B PONDICHERY
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ET DEHORS ... LE CHOC !

    La chaleur, les klaxons intraitables, des voix toutes proches aux sonorités étranges, des bruits familiers de maison habitée nous tirent de notre sommeil. Il est midi et la lumière renvoyée par les façades des maisons que nous distinguons a travers les moustiquaires de nos fenêtres est déjà forte. A la cuisine s'affaire une indienne en sari coloré, pieds nus, les gestes calmes et mesurés, le sourire lumineux.

    Dehors, c'est le choc ! Nous marchons jusqu'au centre de la ville. La rue est en perpétuel mouvement ; ce sont les rickshaws jaunes, les vélos, scooters, mobylettes, les voitures ambassadors ou tatas, pousse-pousses, camions, bus qui se croisent, se doublent, se klaxonnent ... et puis sur la rue, il y a aussi les piétons. Les trottoirs n'existent pas; le bord des rues est occupé par des tas de sable, des briques rouges d'argile, des détritus, des vélos, des voitures, des rickshaws garés, des stands ou l'on peut acheter samosas, thés, bananes ... Nous avançons en essayant de contourner les obstacles tout en évitant les roues des véhicules et de mettre les pieds dans le tout à l' égout qui est par endroit a ciel ouvert !

La route , les rues offrent sans arrêt un spectacle de scènes cocasses et inattendues. Peu importe le bruit et les odeurs qui s'échappent de tas d'ordures, des égouts et du canal qui traverse la ville du nord au sud et dans lequel flottent des sacs plastiques et des bouteilles

    Nous sommes étourdis par la vie explosive ; explosive en couleurs, en odeurs, en mouvement et en bruit. Il y a les femmes magnifiques, qui même si elles sortent de huttes sales et misérables sont toujours de vraies princesses promenant leurs saris lumineux . Les rues du quartier indien appellent les citadins à combler leurs besoins essentiels : échoppes alimentaires, vendeurs d'énormes sacs de riz,  stands de tissus, ateliers de tailleur, fabricants de chaussures, réparateurs de roues, stands de légumes tenus par des femmes assises par terre, magnifiques dans leur royaume végétal. Et puis, il y a les fleurs, des colliers de jasmin que les femmes accrochent dans les cheveux et qui ondulent le long de leur tresse.

    La plupart des indiens répondent à nos regards par des sourires sincères ... aucune agressivité, aucune attente juste une curiosité partagée, des centaines de yeux tels des soleils noirs  observent passer les blancs  fascinés et perdus dans cette agitation bordélique. La mort et la souffrance ne sont jamais très loin...  ce sont des hommes qui dorment par terre, quelques-uns handicapés ou mutilés; des huttes faites de feuilles de cocotier tressées, misérables, obligeant les hommes a se laver au milieu des passants sous le robinet d une fontaine publique, a laver leur linge sur le bitume et a le faire sécher au bord du canal nauséabond.

    A l'est de ce canal, le quartier  français affiche des noms de rues qui attestent de l'ancienne puissance coloniale ; rue Dumas, rue Romain Rolland, rue St Louis ... La vie indienne s'arrête dans ces rues; ici, plus de klaxons, les trottoirs existent et les hôtels, guesthouses, pavillons sont lisses, propres, a l' occidentale. Une promenade a également été aménagée le long de la plage ; c'est ici que nous voyons les premières poubelles ... des poubelles maintenues par des lapins en béton , ridicules.




Publié à 08:59 le 11/02/2007 dans B PONDICHERY
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VILLA PONDICHERY GUESTHOUSE

La pension où nous nous installons est située dans le quartier d’Oupalam, tout près de l’association d Aide au volontariat, quartier défavorisé de Pondichéry.


C’est devant une belle maison tamoule que nous arrivons vers 4h du matin. Un jeune adolescent nous ouvre, tiré de son sommeil. Nous apprendrons plus tard que l éducation de cet adolescent, ainsi que celle de deux autres enfants, est prise en charge par le propriétaire de la guesthouse, Pichaya Manet : artiste au grand coeur, dont la maison, nous le verrons plus tard, est toujours ouverte, accueillante et disponible.


A l 'entrée, une large planche suspendue en l air par quatre chaînes, sur laquelle est posée un fin coussin, se balance. Elle invite a la détente ... (ma phrase aussi d ailleurs ...)


La guesthouse s’ouvre sur une salle commune : les portes des différentes pièces peintes en vert vieilli ressemblent a des portes de coffrets à bijoux, toutes retenues par des cadenas. La maison est décorée de peintures, de portraits d indiens exécutés directement sur les murs blanchis à la chaux, sur les tissus des rideaux, sur les paravents. Les larges pales du ventilateur, qui tournent au dessus de notre lit, brassent l air délicieusement et ôtent toutes nos récentes émotions. La nuit sera courte ... Dès 7 heures du matin, la route déroulera des bruits de klaxon en tous genres, de voitures et de rickshaws (petit triporteur motorise) ; les corneilles et les chiens, chasseurs de détritus, ne sont pas en reste non plus ...



Publié à 07:14 le 8/02/2007 dans B PONDICHERY
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