3 mois en Inde du Sud (fév/avril 07)
"S'il est un héritage dont l'Inde peut faire profiter le monde, c'est cet évangile de clémence et de confiance qui est l'un des plus beaux fleurons de notre pays" (GANDHI, La voie de la non-violence)


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Inde 2007
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RENCONTRES AVEC NOTRE FILLEULE

  

    Rajasulochana est une jeune fille de 16 ans que nous parrainons depuis 10 ans. L'argent qu'un parrain verse à l'association tous les mois sert à ce qu'un repas équilibre et un goûter soient servis a l'association tous les jours, et à ce que les enfants bénéficient d'études du soir, et d'activités pendant le week-end (yoga, musique, danse ...) dans un cadre propre, clair et arboré. Nous avons été très impressionnés le premier jour que nous sommes entrés dans l'enceinte de l'association : les habitudes et croyances indiennes sont toutes présentes et respectées, dans un espace d'une propreté irréprochable. Lors de notre première rencontre avec Raja, j'étais assez tendue, je pressentais que ce contact ne ressemblerait pas à l'idée que je m'en faisais, ni même à l'image sirupeuse que me renvoyait un couple de français rencontrés à la guesthouse qui évoquaient ce prochain contact comme "un grand moment d'émotion'.


    Ce fut un moment de gêne, d' incompréhension, de regards timides et de gestes maladroits. Il y a la langue qui nous sépare ; Raja ne comprend pas tout ce que nous lui disons en anglais. Il y a son statut de femme indienne : on n'éduque pas les filles a s'exprimer, a donner leur avis. Il y a un profond respect pour les parrains que l'on ne veut pas décevoir et que l'on respecte infiniment. Il y a aussi sa nature même ...une jeune fille timide, honteuse de ne pas comprendre correctement l'anglais et donc hésitante a l'utiliser.


    D'autres rencontres viendront, un peu moins empruntées mais toujours habitées d'un profond respect qui me gène. Je saisis quelques moments brefs ou les barrières de parrains / filleules, blancs /indiens sautent ; comme nos rires conjugués lorsque en pleine ville le rickshaw que nous avons choisi tombe en panne d'essence et que des passants nous poussent pour repartir.


    Le sourire reste la seule langue universelle ...


    Raja travaille très sérieusement à l'école ; le système scolaire est strict (de 8h du matin à 20h en ce moment car il y a des examens le 22 mars). Elle espère être un jour pédiatre ; sa famille pour l'instant ne pense pas la marier . Le parrainage sert aussi a ça : faire en sorte que les filles poursuivent leurs études ...



Publié à 03:09 le 3/03/2007 dans D VOLONTARIAT EN INDE
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SITE WEB VOLONTARIAT EN INDE

 

Le site du volontariat a migré vers une autre adresse et il est maintenant actualisé ; pour vous connecter et tout savoir sur l'association :

www.volontariat-inde.org

 

J'ai actualisé ces données dans l'article que nous avions redigé présentant l'association.

Le premier site (issu d'un site perso) n'etait plus a jour.

 

A toutes fins utiles pour tous ceux qui sont intéressés ... 

Merci à Elizabeth pour les précisions ... et pour ses commentaires !



Publié à 12:41 le 27/02/2007 dans D VOLONTARIAT EN INDE
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LE VOLONTARIAT ET NOUS ....

 

 

    Nous allons aider au Volontariat au découpage de légumes. Tous les jours, 50 kg de légumes sont cuisinés, pour 700 repas servis aux enfants et aux personnes agés. Nous nous retrouvons tous les matins avec des femmes indiennes qui travaillent le plus souvent par terre. Beaucoup de choses se font par terre en Inde et pieds nus : manger, coudre, écrire, découper, éplucher, vendre, se prosterner et dormir. Les indiens qui viennent récupérer leurs enfants a midi a l'école les font manger par terre, sur le bord de la rue. Nous n'avons jamais été aussi près du sol ... Nous n'avons pas assimilé beaucoup de mots tamouls et ces femmes ne parlent pas anglais , mais nous nous contentons de leurs sourires, de leur attention, de leurs rires, du mouvement soyeux de leurs saris, des bruits de grelots accrochés a leurs chevilles, des odeurs de tout ce que nous touchons, épluchons, découpons ... : gingembre, coriandre, petits citrons jaunes et verts, ail, oignons, tomates, carottes, menthe, aubergines, choux chinois etc ...

 

    Le week-end, nous partons animer des ateliers de travaux manuels auprès des enfants gitans qui vivent à la ferme. Autour de la ferme, bananeraies, rizières, élevages de poulets, vaches pour le lait, assurent la nourriture pour les habitants de la ferme et les enfants du volontariat a Pondichery. Les gitans sont plus rejetés dans la société indienne que les intouchables. Une cinquantaine d'enfants vivent la ... certains avec leurs parents , leur mère seule, d'autres orphelins . La plupart d' entre eux charrie des histoires de vie déjà dramatiques et sordides. Des rizières étalent leur fraîcheur verdâtre, nous pouvons les voir de notre chambre. On aperçoit au loin le toit de la place de la méditation ou les enfants reçoivent leur cours de yoga. J adore cet endroit, c'est une place circulaire, surmontée d'un toit conique fait de feuilles de cocotier tressées, ouverte à tous les vents ; au centre, une énorme vasque en cuivre, prête a recevoir des fleurs flottant sur l'eau; où que l'on se place, le regard se perd dans l'eau stagnante des rizières.


    Les enfants sont curieux, bourrés d'énergie et rayonnantsCertains nous sollicitent énormément et en général tous au même moment en parlant bruyamment ou en se pendant a nos bras. .. ils capturent toute notre attention. Leurs mères attentives veillent a ce que nous manquions de rien, nous réservent les meilleurs morceaux a manger. Nous sommes génés; aucun enfant ne lorgnera notre assiette d'un air envieux ou ne viendra quémander un morceau de brioche avec du lait qui nous sont offerts a la fin du repas. Au lieu de ça, ce sont sourires, regards espiègles, curieux, caressants. Nous mangeons par terre, nos mains sont nos fourchettes. Le soir venu, les enfants pieds nus, regagnent leurs maisons que nous distinguons au-delà des rizières Elles sont éclairées par des néons accrochés en hauteur à de grosses tiges de bambou : c est l'éclairage public. Nous verrons souvent des petits villages ou des quartiers éclairés la nuit de cette façon . Pour cette nuit, Pondichery, les hurlements de klaxons et de chiens errants n' ont plus la vedette ... ici ce sont les grillons, les grenouilles et des oiseaux nocturnes qui peuplent notre chambre d'un langage apaisant.


    Des 7h30, les enfants se retrouvent sur la place de la méditation ou les attend le professeur de yoga. Pendant ce temps, dans la cour de la ferme, les femmes commencent a préparer le feu en vue de cuisiner. Une heure après, elles actionnent la cloche. C est l'heure du petit déjeuner : du lait trait à quatre heures du matin et du pain. Se succéderont deux intervenants ; l'un en poterie et l autre en peinture. Les enfants vont se laver avant de manger. Nouveau tintement. La cloche rythme les  heures du ventre. Je me rends compte aussi qu'elle aide les enfants a se structurer, a rendre les choses permanentes et rassurantes. Le repas n'est pas chez les indiens un repas de communion pendant lequel on discute et on traîne. Une fois la gamelle terminée, tout le monde retourne a ses fonctions. Après le repas de midi, c'est la sieste. Presque tous dorment jusqu' à 15 heures ... certaines femmes restent a laver leur linge sur les pierres. Après cette pause, nous intervenons pour une à deux heures. Nous travaillons par terre, autour de collages de papiers de magazines coupés en petits morceaux et de graines trouvées sous les buissons. Ces moments partages avec les enfants sont intenses, inoubliables ...



Publié à 09:13 le 21/02/2007 dans D VOLONTARIAT EN INDE
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L' Association AIDE AU VOLONTARIAT

  (Ferme de Tuttipakam - espace de meditation et de yoga, au milieu des rizieres)

 

 

Nous ne connaissions avant de venir ici l’association que par le parrainage d'une enfant depuis 10 ans, par les publications que nous recevons et quelques réunions et rencontres de bénévoles à Toulouse.


En venant ici, nous avons pu nous rendre compte du travail extraordinaire réalisé depuis maintenant plus de 40 ans dans ce quartier d' Oupalam a Pondichéry.


L'histoire de la naissance du volontariat est très belle : c'est celle de Madeleine De Blic, jeune assistante sociale belge, venue ici au début des années 60, sur le conseils de l'Abbé Pierre, car elle voulait consacrer un an de sa vie aux plus démunis. Elle fit venir ici de Belgique un premier métier à tisser et l'installa dans le quartier ou étaient rejetés les familles de lépreux, afin de créer un atelier de tissage. Finalement Madeleine est toujours là aujourd'hui, elle conduit avec courtoisie mais fermeté cette organisation très structurée et très reconnue dans la ville : aide à l'éducation des enfants, formation des jeunes a différents métiers (menuisier, imprimeur, couturier ...), gestion d'une ferme dans les environs.

1300 élèves sont parrainés par des Comités de soutien en Belgique et en France. 700 repas sont distribués chaque jour.


La culture indienne est ici présente et soutenue : danse traditionnelle (Bharata-Natyam), yoga, arts martiaux traditionnels, musique. .. Sont enseignés dans les cours du soir par des bénévoles. Toutes les religions sont présentes et tolérées : des photos de Gandhi côtoient celles de l'abbé Pierre, de l'encens brûle devant les statuettes de Ganesh ...


Nous avons vu l'ensemble de ces activités, ainsi que l'atelier Shanti (atelier de tissage), toujours situé dans le même quartier très pauvre du bord de mer. Aujourd'hui cet atelier offre du travail et des revenus à plusieurs dizaines de familles autour du tissage, de la couture et de la broderie. Les produits issus de cet atelier sont vendus dans les magasins des différents Comités.


Bref ici, on peut voir concrètement les résultats de ce travail, même  conviction et une foi inébranlable. Nous invitons les lecteurs de ce blog à visiter le site de l'association :

            http://www.volontariat-inde.org


Et pourquoi pas parrainer un enfant ? L'engagement est modique comparé à nos dépenses en Europe et permet de garantir a l'enfant nourriture et éducation dans une structure à taille humaine et respectueuse de sa culture.



Publié à 12:30 le 16/02/2007 dans D VOLONTARIAT EN INDE
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